Soumis au droit français
03 Jul 2009 
À l'abri des sanctions prévues par la législation, les sites continuent d'investir dans la publicité pour attirer les internautes français. «Pour ce type de casino, il faut compter un budget pub de l'ordre du million de dollars. On peut faire de la publicité auprès de n'importe quelle régie ou site», reprend Raymond Pousaz, propriétaire de la "licence" Partouche. «Il y a une lecture restrictive de la loi en France. Toute activité de promotion doit faire l'objet d'une autorisation du "Course et jeux". Le fait de choisir le français comme langue pour la publicité n'est pas un argument valable d'interdiction, il y a d'autres pays qui parlent français. Il y a une zone grise entre le texte de loi et son application...» On n'a pas le droit de faire de la publicité sur des supports classiques, mais comme il y a un flou juridique sur l'internet on arrive à le faire. On peut annoncer sur des sites ou dans Newsweek et Time Magazine , mais c'est clair qu'on n'aura jamais une pleine page dans l'Équipe!.
Cette situation contradictoire fait le bonheur de certaines régies publicitaires. Pour celles soumises au droit français, comment font-elles pour "gérer" cette catégorie d'annonceurs? Surtout qu'ils ont la réputation d'être bons payeurs, et règlent parfois la note avant parution, alors qu'en règle générale, la publicité se paye à 60 ou 90 jours... Chez Wanadoo Régies, il y a eu «discussion» explique Pierre De Greef, son directeur. «La réponse est très claire, après décision de la direction du groupe, nous n'acceptons plus ces publicités. Nous les avons acceptées jusqu'à la mi-janvier 2002, mais c'est terminé.» Selon lui, un site comme Casino-on-net.com «est le cinquième annonceur dans le monde». Cinquième en termes de «sommes investies» dit-il, sans toutefois apporter d'éléments vérifiables. «Ça tourne en moyenne autour du million [de francs] par trimestre...» Wanadoo Régies reste, par ailleurs, très discrète sur le chiffre d'affaires qu'elle a récolté avant d'avoir "découvert", en janvier 2002, que tout n'était pas si net à accepter ce type d'annonceur.

La même logique du "non merci" s'applique chez Double Click, le grand spécialiste américain des bannières de pub et du tracking des campagnes sur le web. Éric Bournazac, le directeur de la filiale française, nous a raconté avoir fait des «tests» avec Casino, pour finalement décliner la campagne. Autre son de cloche au sein de la régie française HI Média: «La législation est floue», plaide Nicolas Melois, son directeur commercial. «Nous acceptons les [campagnes de] casinos en lignes. Je pense que ça risque d'être réglementé, quand ça le sera nous ferons ce qu'il faut.»

Pourtant, il ne faut pas s'attendre à une réglementation particulière. «La réglementation est suffisamment claire», nous dit-on, «ces sites sont interdits et il n'y a pas lieu d'en faire une nouvelle» poursuit Jean-Pierre Alezra, des RG. D'où l'ouverture récente, dans la foulée de l'affaire , de plusieurs enquêtes préliminaires ouvertes, cette fois, par le parquet de Paris.
Soumis au droit français
03 Jul 2009 
À l'abri des sanctions prévues par la législation, les sites continuent d'investir dans la publicité pour attirer les internautes français. «Pour ce type de casino, il faut compter un budget pub de l'ordre du million de dollars. On peut faire de la publicité auprès de n'importe quelle régie ou site», reprend Raymond Pousaz, propriétaire de la "licence" Partouche. «Il y a une lecture restrictive de la loi en France. Toute activité de promotion doit faire l'objet d'une autorisation du "Course et jeux". Le fait de choisir le français comme langue pour la publicité n'est pas un argument valable d'interdiction, il y a d'autres pays qui parlent français. Il y a une zone grise entre le texte de loi et son application...» On n'a pas le droit de faire de la publicité sur des supports classiques, mais comme il y a un flou juridique sur l'internet on arrive à le faire. On peut annoncer sur des sites ou dans Newsweek et Time Magazine , mais c'est clair qu'on n'aura jamais une pleine page dans l'Équipe!.
Cette situation contradictoire fait le bonheur de certaines régies publicitaires. Pour celles soumises au droit français, comment font-elles pour "gérer" cette catégorie d'annonceurs? Surtout qu'ils ont la réputation d'être bons payeurs, et règlent parfois la note avant parution, alors qu'en règle générale, la publicité se paye à 60 ou 90 jours... Chez Wanadoo Régies, il y a eu «discussion» explique Pierre De Greef, son directeur. «La réponse est très claire, après décision de la direction du groupe, nous n'acceptons plus ces publicités. Nous les avons acceptées jusqu'à la mi-janvier 2002, mais c'est terminé.» Selon lui, un site comme Casino-on-net.com «est le cinquième annonceur dans le monde». Cinquième en termes de «sommes investies» dit-il, sans toutefois apporter d'éléments vérifiables. «Ça tourne en moyenne autour du million [de francs] par trimestre...» Wanadoo Régies reste, par ailleurs, très discrète sur le chiffre d'affaires qu'elle a récolté avant d'avoir "découvert", en janvier 2002, que tout n'était pas si net à accepter ce type d'annonceur.

La même logique du "non merci" s'applique chez Double Click, le grand spécialiste américain des bannières de pub et du tracking des campagnes sur le web. Éric Bournazac, le directeur de la filiale française, nous a raconté avoir fait des «tests» avec Casino, pour finalement décliner la campagne. Autre son de cloche au sein de la régie française HI Média: «La législation est floue», plaide Nicolas Melois, son directeur commercial. «Nous acceptons les [campagnes de] casinos en lignes. Je pense que ça risque d'être réglementé, quand ça le sera nous ferons ce qu'il faut.»

Pourtant, il ne faut pas s'attendre à une réglementation particulière. «La réglementation est suffisamment claire», nous dit-on, «ces sites sont interdits et il n'y a pas lieu d'en faire une nouvelle» poursuit Jean-Pierre Alezra, des RG. D'où l'ouverture récente, dans la foulée de l'affaire , de plusieurs enquêtes préliminaires ouvertes, cette fois, par le parquet de Paris.
Efficacité des casinos
01 Jul 2009 
Les jeux à la télé comportent souvent un tirage au sort des candidats et des sélections d'épreuves tirées aux hasard. A la différence des casinos en ligne qui reproduisent les vrais jeux de hasard et pour lesquels on trouve sur internet de nombreux guides de casinos qui font à la fois la promotion des casinos virtuels et des casinos physiques qui tous adoptent les mêmes règles conventionnelles, les jeux proposés sur les ondes sont toujours nouveaux, avec des règles inédites.

De plus, l'interactivité proposée aux joueurs pour les émissions audiovisuelle est plus réduite que sur internet où sont proposés les
forums casinos et les blogs. Elle aussi plus onéreuse car le téléphone surtaxé ou le sms est souvent le moyen utilisé pour réagir.

Enfin les animateurs et les organisateurs, pour des raisons liées à l'efficacité économique de l'émission, s'arrangent souvent avec les règles du jeux lui-même au détriment des chances réelles attribuées aux téléspectateurs.

C'est ce que révèle la condamnation récente de la
BBC du 31 juillet dernier qui a accepté les conclusions du régulateur, l'OFCOM par rapport à des pratiques irrespectueuese de la qualité des candidats et des spectateurs eux-même alors que les faits incriminés ne sont pas réellement crapuleux. Nous verrons comment le cas du candidat Dennis Powell illustre ces arrangements.

La BBC a donc été condamnée à verser une amende de 400.000 livres (5,8 millions
Dhs) pour avoir truqué des jeux téléphoniques, a annoncé mercredi l'Office de régulation des communications (Ofcom). Huit émissions ont été visées, dont des rendez-vous phares de la télévision et des opérations caritatives. L'émission de radio, Liz Kershaw Show sur BBC 6 music a généré la part la plus importante de cette amende avec 115.000 livres.

"L'Ofcom estime que ces infractions au Code audiovisuel sont très graves. Dans chacun des cas, la BBC a trompé son audience avec de faux gagnants aux jeux en organisant délibérément des concours déloyaux." "D'une manière générale,
l'Ofcom a déterminé que la BBC n'avait pas su mettre en place au niveau de la direction une surveillance adéquate de ces procédures de conformité et de formation", a relevé l'autorité de surveillance.

Selon elle, dans certains cas, les producteurs des émissions avaient pris des décisions préméditées de diffuser des jeux-concours et d'encourager les auditeurs à y participer tout en ayant pleinement conscience que leur audience n'avait aucune chance de gagner".

"Dans d'autres cas, des émissions confrontées à des problèmes techniques ont inventé des noms de gagnants" a indiqué l'Ofcom.

Pour illustration, voyons le cas de Dennis Powel qui a été largement commenté : gérant de super-marché à Aylesbury, Buckinghamshire, 41 ans il est apparu sur les émissions de la BBC: The Weakest Link, National Lottery: Jet Set and Beg Borrow Or Steal

Les experts de la BBC ont dit l'avoir choisi pour sa qualité audiovisuelle car il est lumineux, dynamique et parfaitement calibré pour la télélévision. Les téléspectateurs ont été sollicités à hauteur d'une livre pour participer, donner leur préférences etc..

L'émission prend tournure quand l'animateur Ben Shephard lance: Chacun veut pouvoir jouer mais un seul sur les cents sera choisi....Alors choisissons...

Les caméras passent rapidement en revue une partie des concurrents avant de se poser sur M. Powell qui prend sa tête à deux mains frappés par l'émotion d'avoir été sélectionné ...

Tous sont arrivés à ce stade de compétition après avoir réussi des questions éliminatoires à choix multiple pendant la phase préparatoire, tous ont le frisson des candidats ayant pu arriverà cette dernière épreuve...

Tous sauf M. POWELL car tous ignorent que M. Powell a préalablement rejoué trois fois la scène de la surprise à la demande des producteurs qui veulent montrer à leur public la mine la plus ébahie possible dudit Powell à l'annonce de sa sélection finale...

Du point de vue de l'intérêt audiovisuel de l'émission, des gains d'audience et de recette publicitaire qui en découlent, les producteurs s'autorisent ces entorses aux règles du jeu, mais du point de vue des participants à quelque niveau qu'ils soient, c'est une déception lié au sentiment de fraude et de falsification de la règle, voir de simple spoliation dans le cas d'une participation payée une livre sterling.

L'autorité de régulation a montré les limites à ne pas franchir, cependant l'environnement de ces jeux étant beaucoup moins contraint que les jeux d'argent et de hasard classiques comme les casinos, ce type d'affaire mérite d'être suivi dans le futur!!!...
Préserver les emplois
29 Jun 2009 
Pour élargir leur public, les établissements de jeux mettent en service des machines à sous où les mises démarrent à un centime.

Espérer le jackpot en misant un ou deux centimes dans une machine à sous ? De plus en plus de joueurs tentent leur chance. «Pour eux, c’est du temps de jeu en plus, explique au Figaro Bruno Cagnon, directeur général des opérations du Groupe Barrière. Ils en ont plus pour leur argent !»

Sur les 35 casinos du groupe Barrière, 19 sont maintenant équipés de machines à sous acceptant les mises à partir d’un centime ; 28 les mises à partir de deux centimes ; toutes à partir de 5 centimes. Au total, sur les 5 956 bandits-manchots des casinos Barrière, 3 422 fonctionnent désormais avec des mises inférieures à 50 centimes.

Le phénomène est apparu en 2007. Avec la crise, il a du succès. «Si vous rentrez dans un casino en fin d’après-midi, les machines occupées sont celles qui acceptent les petites mises, 1, 2 ou 5 centimes, constate Laurent Lassiaz, président du directoire de JoaGroupe, qui a 20 établissements en France. C’est pareil pour le poker : les tables occupées sont celles où la mise est d’un ou deux euros seulement.»

Au casino d’Amnéville-les-Thermes (Groupe Tranchant) en Moselle, 40 % des machines (soit 132) fonctionnent uniquement avec des mises de 1, 2, 5 et 10 centimes. «Ce sont celles qui marchent le mieux», reconnaît Christophe Schanne, son président.


Les bandits-manchots traditionnels (qui acceptent les pièces de 50 centimes, 1 et 2 euros) attirent plus une clientèle de débutants ou d’habitués nostalgiques. «Quand nous achetons une nouvelle machine, nous en choisissons systématiquement une pour les mises à partir d’un centime», raconte Christophe Schanne. À l’heure où les Français vont de moins en moins au casino , il s’agit de les rassurer : «Ces petites machines nous permettent d’élargir notre offre, dans l’optique d’attirer une clientèle nouvelle, plus large, déclare Bruno Cagnon chez Barrière. Pour une clientèle qui ne veut pas dépenser trop, c’est sécurisant.»

Mais ça ne suffit pas à stopper l’hémorragie provoquée par l’interdiction de fumer dans les casinos depuis le 1er janvier 2008. L’an dernier, le Groupe Partouche a accusé une perte nette de 8,5 millions d’euros, après un profit de 14,3 millions d’euros en 2007. «Le groupe n’a jamais été en perte depuis son introduction en Bourse en 1995», rappelle Patrick Partouche. Le chiffre d’affaires a reculé de 5,7 %. Tout en cherchant à préserver les emplois, le groupe fait la chasse aux coûts. Il discute notamment avec des communes pour reporter des investissements.

À cause de son endettement (sa dette nette atteint 353 millions d’euros), il a un besoin urgent d’argent frais. «Aujourd’hui, le groupe a besoin de céder des actifs à hauteur de 100 millions pour retrouver une situation saine dans les dix-huit mois qui viennent, confie au Figaro Patrick Partouche. Il est hors de question que le groupe fasse faillite ! Notre patrimoine immobilier est valorisé 400 millions d’euros. Nous envisageons de céder des murs mais aussi la vente d’hôtels et de casinos. Nous ne nous interdisons rien.» Plus que jamais, il demande au gouvernement d’aider la profession : «Il est urgent que Bercy se préoccupe des casinos français en réduisant le montant de ses prélèvements qui ne sont plus tenables dans la situation actuelle !»

Conjoncture économique
26 Jun 2009 
Environ 47,4 millions d’euros. C’est le produit brut des jeux cumulé des cinq casinos vendéens en 2008. Soit une baisse de près de 2,5 millions d’euros par rapport à l’exercice précédent. Tous les établissements enregistrent une chute d’activité, variable de 0, 7 % à 9 %. Une année difficile donc, toutefois pas catastrophique par rapport à d’autres casinos français : « Certains ont accusé des baisses de 15, voire 20 % et plus », soulignent des directeurs de casinos.


Ils pointent unanimement l’interdiction du tabac dans les lieux publics depuis le 1er janvier comme la principale cause de ce recul. Après la mise en place de la vérification obligatoire d’identité aux entrées le 1er novembre 2007, qui avait déjà freiné l’activité, l’interdiction de fumer a pesé. L’installation de cabines pour les fumeurs, l’aménagement de pièces réservées ou encore de terrasses chauffées n’ont visiblement pas convaincu les joueurs qui aiment s’en griller une entre-deux mises.


« Temps de jeu réduit »


« L’arrêt du tabac dans les salles a réduit le temps de jeu des fumeurs », indique Noëlle Le Boulicaut, directrice du casino « Royal concorde », de Saint-Gilles-de-Vie. Le problème, « c’est que la chute observée dès janvier s’est poursuivie en février, mars… », souligne aussi Laurence Chaillot, la responsable communication du casino des Pins, aux Sables-d’Olonne.


À l’interdiction du tabac s’ajoute la conjoncture économique, la baisse du pouvoir d’achat : « Les gens misent moins, le temps de jeu se réduit, explique Hervé Le Cam,directeur des Atlantes, aux Sables-d’Olonne. Heureusement les établissements ont tout de même bénéficié de l’affluence touristique durant l’été : « On fait des chiffres négatifs toute l’année, mais le mois d’août était positif », note Dylan Peyras, directeur du casino La Pastourelle, à Saint-Jean-de-Monts.


« Continuer à investir »


Le contexte actuel est difficile, et « la multiplication des jeux sur internet capte des clients », précisent des directeurs d’établissements. L’horizon n’est toutefois pas tout noir pour les groupes casinotiers. Car ces derniers avaient, en acceptant l’évolution de la réglementation (contrôle aux entrées en 2007 et interdiction de tabac en 2008), négocié des contreparties non négligeables.


Parmi elles, l’accès gratuit aux jeux de table (black jack, roulette …), qui fait progresser depuis ce secteur des jeux, l’autorisation du poker Texas hold’em , l’arrivée attendue des jackpots multisites (entre plusieurs casinos), qui pourront afficher des sommes à six zéros…


Pour continuer à attirer la clientèle, les casinos vendéens continuent aussi leurs investissements : demande de vingt machines supplémentaires au casino des Atlantes, restauration de la brasserie au casino La Pastourelle, embellissement du restaurant au casino des Dunes de La Faute-sur-Mer , sont, entre autres, prévus pour 2009.


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