À l'abri des sanctions prévues par la législation, les sites continuent d'investir dans la publicité pour attirer les internautes français. «Pour ce type de casino, il faut compter un budget pub de l'ordre du million de dollars. On peut faire de la publicité auprès de n'importe quelle régie ou site», reprend Raymond Pousaz, propriétaire de la "licence" Partouche. «Il y a une lecture restrictive de la loi en France. Toute activité de promotion doit faire l'objet d'une autorisation du "Course et jeux". Le fait de choisir le français comme langue pour la publicité n'est pas un argument valable d'interdiction, il y a d'autres pays qui parlent français. Il y a une zone grise entre le texte de loi et son application...» On n'a pas le droit de faire de la publicité sur des supports classiques, mais comme il y a un flou juridique sur l'internet on arrive à le faire. On peut annoncer sur des sites ou dans Newsweek et Time Magazine , mais c'est clair qu'on n'aura jamais une pleine page dans l'Équipe!. Cette situation contradictoire fait le bonheur de certaines régies publicitaires. Pour celles soumises au droit français, comment font-elles pour "gérer" cette catégorie d'annonceurs? Surtout qu'ils ont la réputation d'être bons payeurs, et règlent parfois la note avant parution, alors qu'en règle générale, la publicité se paye à 60 ou 90 jours... Chez Wanadoo Régies, il y a eu «discussion» explique Pierre De Greef, son directeur. «La réponse est très claire, après décision de la direction du groupe, nous n'acceptons plus ces publicités. Nous les avons acceptées jusqu'à la mi-janvier 2002, mais c'est terminé.» Selon lui, un site comme Casino-on-net.com «est le cinquième annonceur dans le monde». Cinquième en termes de «sommes investies» dit-il, sans toutefois apporter d'éléments vérifiables. «Ça tourne en moyenne autour du million [de francs] par trimestre...» Wanadoo Régies reste, par ailleurs, très discrète sur le chiffre d'affaires qu'elle a récolté avant d'avoir "découvert", en janvier 2002, que tout n'était pas si net à accepter ce type d'annonceur.
La même logique du "non merci" s'applique chez Double Click, le grand spécialiste américain des bannières de pub et du tracking des campagnes sur le web. Éric Bournazac, le directeur de la filiale française, nous a raconté avoir fait des «tests» avec Casino, pour finalement décliner la campagne. Autre son de cloche au sein de la régie française HI Média: «La législation est floue», plaide Nicolas Melois, son directeur commercial. «Nous acceptons les [campagnes de] casinos en lignes. Je pense que ça risque d'être réglementé, quand ça le sera nous ferons ce qu'il faut.»
Pourtant, il ne faut pas s'attendre à une réglementation particulière. «La réglementation est suffisamment claire», nous dit-on, «ces sites sont interdits et il n'y a pas lieu d'en faire une nouvelle» poursuit Jean-Pierre Alezra, des RG. D'où l'ouverture récente, dans la foulée de l'affaire , de plusieurs enquêtes préliminaires ouvertes, cette fois, par le parquet de Paris.
Les jeux à la télé comportent souvent un tirage au sort des candidats et des sélections d'épreuves tirées aux hasard. A la différence des casinos en ligne qui reproduisent les vrais
Pour élargir leur public, les établissements de jeux mettent en service des machines à sous où les mises démarrent à un centime.
Environ 47,4 millions d’euros. C’est le produit brut des jeux cumulé des cinq casinos vendéens en 2008. Soit une baisse de près de 2,5 millions d’euros par rapport à l’exercice précédent. Tous les établissements enregistrent une chute d’activité, variable de 0, 7 % à 9 %. Une année difficile donc, toutefois pas catastrophique par rapport à d’autres casinos français : « Certains ont accusé des baisses de 15, voire 20 % et plus », soulignent des directeurs de casinos.
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